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mardi 21 juin 2011
dimanche 19 juin 2011
l'instant
Le traitement du temps par la photographie a toujous été pour nous frappé d'un paradoxe : comment imaginer et comment vouloir exprimer l'idée d'un temps, qui est nécessairement l'idée d'une durée, avec un médium dont la principale caractéristique est justement l'instantanéité ?
C'est d'ailleurs ce statut intouchable qu'il nous a paru intéressant de questionner : parfaitement conscients que nous ne pourrons jamais contraindre la photographie et faire qu'elle soit autre chose qu'un instant, même par des méthodes détournées comme la pose longue qui ne fait que compresser la durée et la rentrer de force dans un instant, nous avons pensé qu'il était plus pertinent de contourner cette barrière pour nous en jouer : tout en conservant l'aspect général propre et convenu de la photographie-instant, nous essayons d'installer une atmosphère d'étrangeté et de doute, montant des scènes d'une banalité journalière où chaque personnage est joué par le même acteur.
En regardant nos photos, le spectateur doit d'abord ne ressentir que la peinture apparemment simple de tableaux quotidiens ; seulement, après quelques secondes, il doit chercher le détail qui cloche et qui attire son oeil. L'évidence, finalement, que tout ceci a d'abord été organisé, mis en scène, et ensuite monté par logociel souligne alors le temps de préparation et de confection qu'a nécessité cet instantané artificiel, artifice que mettait déjà en lumière le fait de réuinir dans la même image un instant figé et un mouvement flou.
De plus, tout cela interroge le lien entre la photographie, l'authenticité et le rôle de l'artiste : s'agit-il encore de photographies, ou devrions-nous plutôt parler "d'images" ? Enfin, le rôle joué par les comédiens donne à penser la comédie quotidienne que nous jouons tous, les interactions que nous assumons avec le monde qui nous entoure et les projections de nous que nous plaquons sur les autres.
mercredi 8 juin 2011
Vous vous ennuyez
troisième photo du mainstream.
avec un petit manifeste politique :
Quand nous entendons "mainstream ", nous pensons tous aux temples de la société capitaliste comme les fastfood, les blockbusters au cinéma ou l'écran de la télévision.
Pourtant, si la culture est effectivement "l'ensemble des aspects intellectuels propres à une civilisation" ou encore "l'ensemble des formes acquises de comportement dans les sociétés humaines", je dis que tout ceci n'est qu'une façade, brillante et captivante, qui cache quelque chose de plus profond et de plus grave ; je dis que la culture de masse de notre société riche et moderne est la culture du travail et de la fatigue qu'elle implique et de la solitude.
Greenberg remarquait le traumatisme inscrit dans notre société depuis la Révolution industrielle, notamment par notre vision du travail et du loisir qui a été bouleversée par la notion de "rentabilité". Nous vivons une société malade où le moindre geste doit être rentable, où tout s'intègre dans un travail et où le contact humain se dissout dans les préoccupations d'argent, de confort matériel ou parfois simplement de survie économique.
L'idée de travail a attaqué toutes les couches sociales et toutes les activités humaines, elle ronge jusqu'au noyau social, jusqu'à l'idée même de l'art ; il est urgent de réagir à tous les niveaux, de ré-estimer l'art et de lui donner à nouveau la place salvatrice qui est la sienne.
lundi 6 juin 2011
vendredi 3 juin 2011
lundi 23 mai 2011
jeudi 5 mai 2011
mardi 3 mai 2011
Moyen-format numérique
Travail de studio avec Antoine Katarzinsky au H3D, moyen-format numérique de 40MP ; lumières d'après d'Olivier Roller.
Le reste des photos ici.
vendredi 15 avril 2011
mardi 12 avril 2011
lundi 11 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
vendredi 8 avril 2011
mercredi 6 avril 2011
mardi 5 avril 2011
dimanche 3 avril 2011
Dragon Rouge
Il se fait appeler Dragon Rouge, j'ignore pourquoi. Le fait est qu'il représente pour moi les deux pôles du foyer : l'extrême gentillesse et l'accueil d'un des seuls habitants que j'ai pu suivre et l'extrême violence de ses rapports avec le monde extérieur quand il revient blessé de bagarres sanglantes.
samedi 2 avril 2011
Le passeur
C'est une époque de tirage noir et blanc à l'école, alors on sort les images du reportage, ici rapidement numérisées avec mon appareil photo.
Lui, c'est le passeur, le guide, Bilongo ; celui que je payais, un peu comme en afrique, pour qu'il me guide et me protège. Les trois excursions que nous avons fait ensemble, il a été plus une source de problèmes que de réconfort.
dimanche 27 mars 2011
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