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dimanche 26 juin 2011

mercredi 15 juin 2011

Antichrist




Je mets mon vit contre ta joue
le bout frôle ton oreille
lèche mes bourses lentement
ta langue est douce comme l’eau

ta langue est crue comme une bouchère
elle est rouge comme un gigot
sa pointe est un coucou criant,
mon vit sanglote de salive

ton derrière est ma déesse
il s’ouvre comme ta bouche
je l’adore comme le ciel
je le vénère comme un feu

je bois dans ta déchirure
j’étale tes jambes nues
je les ouvre comme un livre
où je lis ce qui me tue.

lundi 13 juin 2011


Dernier extrait de Mauvais Sang, promis.

lundi 30 mai 2011

Still Life

Vanité moderne, par Sam Taylor Wood.

jeudi 26 mai 2011

le bonheur pleure



Au fait, il s'agit de Mauvais sang, de Leos Carax

dimanche 22 mai 2011

lundi 2 mai 2011




























Jimmy Corrigan, l'anti-héros de Chris Ware

dimanche 1 mai 2011

Norbert Ghisoland l'anthropologue



Norbert Ghisoland a photographié au tournant du siècle un monde, celui des mineurs belges dont il était lui-même issu. Certains par ici trouveront sûrement encore que ces photos présentent une fois de plus le monde ouvrier et "la misère" de manière trop belle ou trop enjolivée, moi je trouve cette naïveté et cette sincérité touchante, émouvante, poignante.

United States Power


Mitch Epstein traite de l'énergie aux Etats-Unis, et gagne l'immense prix Pictet.

Je est des autres


Assemblages par Maurizio Galimberti.

lundi 25 avril 2011

Alzheimer


Extrait du Combat ordinaire, de Manu Larcenet.

dimanche 17 avril 2011

samedi 16 avril 2011

c'est méprisable parce que c'est inévitable


Extrait du film Ma vie sexuelle de Desplechin

mardi 12 avril 2011

Toutes sortes de Chine


Un photographe hollandais, Robert Van der Hilst, pénètre dans les maisons des gens pour les prendre en photo ; c'est la façon qu'il a de découvrir un pays, découvrir une culture. Il revenait de Cuba, le voici en Chine. La différence de culture est palpable et, pour la première fois, il est mis en difficulté ; au prix de nombreux efforts et d'un interprète, il parvient néanmoins à photographier cet immense pays, un défi de taille.

lundi 11 avril 2011

Dessin d'une société


Akash est un photographe Bengladi, le photojournaliste d'une société. Il photographie les strates sociales les plus défavorisées de ce pays avec un rare sens de la couleur, de la composition et du portrait. Une sorte de nouveau McCurry.

dimanche 10 avril 2011

De Gaulle à la plage

























Bande dessinée de Ferri.
In memoriam les lycéens qui passeront le bac de littérature cette année.

lundi 4 avril 2011

La maman et la putain



Film de Jean Eustache de 1973, le triomphe de la parole ; la parole qui divertit, qui dénonce, qui voile.
"Je n'ai jamais quitté personne ; c'est pourquoi on me quitte tout le temps."

dimanche 27 mars 2011

Picture for women


Jeff Wall - Picture for women

Manet - Un bar aux Folies Bergère
Jeff Wall a beaucoup réfléchi à la remarque que Clement Greenberg fit à l'ouverture d'un article : "La photographie est le plus transparent des médiums conçus ou découverts par l'homme." Greenberg est aussi le critique qui a insisté sur la spécificité du médium pictural comme moteur de la peinture moderniste, mouvement qu'il fait commencer avec Manet  qui défait la convention de transparence voulue par la perspective héritée de la Renaissance et qui opacifie son médium. Si la photographie est "le plus transparent des médiums", c'est-à-dire si l'on ne peut pas signaler la forme, le support, l'objet photographique par son épaisseur, son grain, la touche de son auteur, cela signifie pour Greenberg qu'elle est inapte à la modernité artistique.
Ainsi, quand Jeff Wall reprend Un bar aux Folies-Bergère, ce n'est pas seulement un remake, ou une réflexion sur le désir et le jeu des regards, c'est aussi, et surtout, la réponse qu'il a trouvé au problème de Greenberg, la solution par laquelle Wall rend visible l'invisibilité du plan pictural en photographie, comme Manet l'avait commencé en peinture un siècle auparavant.
    C'est l'idée presque géniale du miroir qui peut être à la fois transparent et réfléchissant, c'est-à-dire qui fait de cette photographie à la fois un "tableau-fenêtre" (comme la tradition picturale classique l'avait imaginé) et un "tableau-miroir" qui opacifie la photo dans une démarche réflexive. Jeff Wall est donc devant le miroir qu'il photographie, nous le savons puisque nous le voyons avec son appareil photo et son déclencheur à la main ; il est donc à l'extérieur du tableau-fenêtre, suspendant ainsi la convention que nous devons immédiatement rétablir en suivant son regard qui tombe sur la figure féminine, au premier plan. Par l'éclairage, la position et le regard lointain de Jeff Wall, nous comprenons que les deux personnages ne sont pas dans le même espace, le plan pictural est alors comme une vitre transparente, comme une fenêtre.
Mais nous savons, notamment en retraçant consciencieusement le regard de Jeff Wall, qu'en fait les deux personnages sont bel et bien du même côté du miroir et que l'homme regarde en fait la femme de face dans le miroir et non de dos dans la réalité. Et si la femme est dans le même espace que le photographe, elle n'est plus alors figure ou modèle mais spectatrice dans le miroir du spectacle qu'offre le photographe ; son regard nous confirme dans cette hypothèse puisqu'elle ignore, comme dans la plupart des tableaux de Manet ,d 'ailleurs, le spectateur réel (nous) et semble, en plantant son regard juste à côté de nous, attendre quelque chose derrière nous, chercher quelqu'un du regard.
De regardeurs nous sommes alors passés à regardés mais non représentés, et nous savons que pour guider son regard vers nous, le jeune femme regarde en fait l'appareil photo. Cette situation qui est la situation réelle de toutes les prises de vue est assez difficile à concevoir, tant la femme nous regarde fixement, et tant elle tourne le dos à l'appareil !
De là provient la beauté moderniste de cette photographie, à la fois tellement picturale et parfaitement photographique : elle rend visible l'invisibilité du plan pictural sans rien cacher du processus, dans une absolue visibilité aveuglante. Jeff Wall démontre qu'une démarche moderniste est possible en photographie, qui plus est une démarche qui n'est pas imitée de la peinture mais intrinsèquement photographique.

analyse par Thierry de Duve, Le photo-peintre de la vie moderne

mercredi 9 mars 2011

World Press

Jodi Bieber ; portrait de l’Afghane Bibi Aisha, une jeune fille de 18 ans mutilée (nez et oreilles coupés) par son mari.
 La platitude de l'évidence photographique est aussi sa force ; ici elle frappe de plein fouet et nous stupéfait de son bête étalage banal d'une réalité aussi tragique. Jodi Bieber gagne cette année le Word Press de la photo de l'année, et le premier prix dans la catégorie "Portrait".

Ricardo Venturi ; Incendie du vieux marché en fer, Port-au-Prince 18 janvier 2010
Dans les prix World Press, la photo de Ricardo Venturi a gagné le 1e Prix catégorie "General News Single".