Affichage des articles dont le libellé est photos de voyage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est photos de voyage. Afficher tous les articles

dimanche 6 février 2011

Exposition

Première exposition ; assemblage de photos de voyage ; vernissage le 18 février à Mauriac à 18H30.

samedi 11 décembre 2010

vendredi 10 décembre 2010

les regards douloureux des lampadaires la nuit




14 août :
être vu
voir 
donner à voir

jeudi 9 décembre 2010

états anticipés ou retardés
















6 août :
"La quête de l'exotisme se ramène à la collection d'états anticipés ou retardés d'un état familier."

mercredi 8 décembre 2010

il déplace mais aussi déclasse.











23 juillet :
"Un voyage s'inscrit simultanément dans l'espace, dans le temps, et dans la hiérarchie sociale. Chaque impression n'est définissable qu'en la rapportant solidairement à ces trois axes, et comme l'espace possède à lui seul trois dimensions, il en faudrait au moins cinq pour se faire du voyage une représentation adéquate. J'éprouve des changements : cette chaleur tranquille et humide affranchit mon corps de l'habituel poids de la laine et supprime l'opposition (que je découvre rétrospectivement comme une des constantes de ma civilisation) entre la maison et la rue ; d'ailleurs j'apprendrais vite que c'est seulement pour en introduire une autre, entre l'homme et la brousse. J'étais pauvre et je suis riche. En même temps qu'il transporte à des milliers de kilomètres, le voyage fait gravir ou descendre quelques degrés dans l'échelle des statuts. Il déplace, mais aussi déclasse."

Claude Lévi-Strauss in Tristes Tropiques

mardi 7 décembre 2010














4 juillet :
"Ce qu'on cherche; c'est un mode de présence dans le discours du politique qui ne soit pas ressassant."

lundi 6 décembre 2010

Espoir démence
















17 juillet :
"Etait-ce donc cela, le voyage ? Une exploration des déserts de ma mémoire, plutôt que de ceux qui m'entouraient ?"
Claude Lévi-Strauss in Tristes tropiques

"dans des temples semblables à des bordels
quel sera notre droit de les combattre à demeure ?
une certaine dose d'injustice, d'insensibilité, de cruauté. Je pense à nos coutumes judiciaires et pénitentiaires.
et une tentative de rachat il me suffira de citer les Aztèques, plaie ouverte au flanc de l'américanisme
obsession maniaque pour le sang et la torture
entrons dans le procès de tout état social Méfiez-vous de celui qui vient mettre de l'ordre
il nous faudra constituer un type, nous colonisant au profit d'un monde silencieux dont nous sommes devenus les agents
ô progrès
notre monde a perdu la chance qui lui était offerte de choisir entre ses missions."

mercredi 1 décembre 2010

le bluff


















13 juillet :
et des fois l'angoisse. la perte totale, le cri malgré nous ; tout le passé qui remonte, toute la fatigue de vivre qui éclate.
et des fois plus de confiance en l'ici et le maintenant, plus de confiance dans les gens tout autour de nous.
l'équipe se scinde, c'est comme un tremblement.
je reste seul, me jette dans l'aventure pour ne pas me perdre. j'affronte seul des paysages hostiles, complètement nu de culture, n'ayant comme arme que mon innocence, comment survivre dans un monde que l'on ne connait pas.
on bluff, on parie tout, tout sur la beauté humaine.
et ça marche.

dimanche 28 novembre 2010

mourir peut-être mais d'ivresse


















19 août.
syrie. société de la pudeur. société de l'érotisme.
quel choc pour moi qui viens - et je m'en rends compte seulement à présent - d'une société pornographique ! ici l'homme n'a pas poussé la curiosité jusque dans ses retranchements les plus malsains, ici la sexualité et le corps des autres n'est pas soumis à l'avidité d'un progrès destructeur pour l'imagination et la liberté de chacun ; ici, c'est l'équilibre oriental, non pas tourné vers un futur, un mieux, non pas ligne droite mais cercle infiniment stable. ici un poignet, un cheveux deviennent hautement érotiques quand il faut chez nous des strings et des seins nus pour n'importe quelle publicité affichée sur nos murs comme viande froide, comme marchandise évidente ou dividende entendu qu'on nous offre pour n'importe quel produit.
sous couvert de liberté et d'expression libre nous autorisons et nous réclamons la pornographie et l'escalade de la pornographie : excuses sublimes pour un moralisme puritain, outils usant et épuisant notre érotisme et notre sexualité. ici les sens reprennent leur naïveté comme une virginité mentale, ici la sensualité a gardé son mystère et sa fraîcheur adolescente et semble pouvoir durer éternellement.
mais qui suis-je moi, occidental extrémiste parmi les extrémistes, moi qui cherche la perte toujours plus avant, moi qui veux voir toujours plus loin ? je n'échappe pas à ma condition, animé par cette curiosité qui me dévore et me brûle et m'empêche de rester en place, je veux voir tout ce que mes yeux pourront voir, boire tout ce que je pourrai boire et vivre tout ce qui sera possible de vivre. boire le vin jusqu'à la lie. 
mourir peut-être mais d'ivresse.

samedi 27 novembre 2010

"et pourtant, si le pouvoir était pluriel comme les démons ?"















28 juillet :
je dis que la politique - à savoir l'institutionnalisation du pouvoir - est la meilleure façon de nous éloigner de ce qui est véritablement important, le politique : l'expression naturelle, inévitable et permanente de notre individualité en valeurs de pouvoir.
la meilleure façon de nous circonscrire dans un combat que nous sommes seulement sûrs de perdre.
affirmer son individualité, c'est affirmer son pouvoir individuel, son cylindre ponctuel et temporaire, ici et maintenant ; c'est affirmer qu'on n'estime pas platement un seul pouvoir (qui serait le pouvoir de la politique) qui serait situé au-dessus des hommes, mais qu'on considère tous les hommes comme des pouvoirs et les associations des hommes comme d'autres pouvoirs qui s'y ajoutent - et pas seulement parmi ceux-là l'état.
loin des prés gardés des partis de ceux qui savent qu'ils ont raison, que leur interprétation bien huilée et bien rodée par des décennies de discours est bien la bonne la seule la vraie, j'aime essayer de comprendre les hommes par moi-même en les rencontrant, hésiter souvent me tromper toujours expérimenter.
devenir ces hommes, chuter, se décupler.

vendredi 26 novembre 2010

des regards tristes


13 juillet :
jusqu'au fond du désert il y a des enfants tristes, des téléphones portables, des jeux idiots et des regards malheureux.

jeudi 25 novembre 2010

un corps à mon plaisir fugitif















15 juillet :
"Moi comme je suis joyeux, je t'aime comme un objet ; je te trouvais jolie alors j'ai eu envie de te tendre la main, et de te toucher, t'attraper"
aussi j'aime le monde comme un objet, comme un enfant gigantesque rabelaisien qui a la Terre comme terrain de jeu
et si je l'aime comme un objet c'est que je le trouve beau avec toutes les émotions que ce mot peut contenir
j'ai envie de le manipuler, le prendre le tordre le jeter le sucer le casser le pleurer le mordre le caresser
envie de passer des heures à l'admirer
être au monde avec le plus d'intensité possible
la photo c'est ma manière d'être au monde,
une manière tous les jours de jouir d'être vivant
donner une image à l'émotion,
un corps à mon plaisir fugitif

mercredi 24 novembre 2010

"Et il ne peut être homme s'il n'entre pas dans le symbolique."





























14 juillet :
"Quand l'homme entre dans le monde, il entre dans le symbolique qui est déjà là.
Et il ne peut être homme s'il n'entre pas dans le symbolique."

bonheur transversal seul demeure à travers les pays
















23 août :
"la jouissance : mode d'évanouissement, d'annulation du sujet"

lundi 22 novembre 2010

quart-monde humain





















12 août : 
tous ces regards, confiants ou interrogateurs, curieux et vaguement intéressés, toujours respectueux me rappellent que chez moi on n'accueille pas les étrangers de cette manière. tristesse de savoir que mes semblables ont peur de l'autre, ici tout est si calme et si clair. l'être humain n'est jamais un étranger, on est hors des idées d'argent ou de profit. est-ce le confort qui nous a rendus si méchants et si hostiles à tout ce qui ne nous ressemble pas, à tout ce qui touche à notre quotidien si bien rodé ? comment nos idées de progrès et de richesse peuvent-ils nous mener à une telle misère humaine ? le quart-monde c'est nous, disent-ils en riant, et ils ont raison : chez eux personne n'est abandonné, personne n'est seul, personne ne dort dehors. tous nos dollars ne nous ferons pas oublier notre solitude et notre bêtise.
le vrai quart-monde, c'est nous : le quart-monde humain.

jeudi 18 novembre 2010

les âmes lourdes qui ne voient pas


10 août :
"dieu juxtaposé à chaque allusion de geste millimétrique
dieu inséré entre les cellules ne me laissez pas seul
comme je suis – seul planté au ventre de l’enclume horaire
vagues sont tes appels les parages qui applaudissent mais lisses
tes mains dans les miennes saisies au vol des crises migratrices
et circulaire vit la solitude blottie au fond de la crevasse
rétréci au fond de moi-même je me regarde absent et m’étonne de tant pouvoir encore bouger
à la périphérie de la tache répandue sur nappe terrestre
il y a encore comme moi quelques légères gouttes d’âme rejetées par la force centrifuge
et là où la tige se dresse en croc de dague
croupissent les âmes lourdes qui ne voient pas"

mercredi 17 novembre 2010

face à l'absurdité immense qui nous cerne


















18 août :
des territoires tout juste sortis de la guerre, d'autres qui s'apprêtent à y entrer ; tous en portes les stigmates, les cicatrices.
nous sommes tellement peu préparés à cela. les gens ont pourtant tellement de paix en eux.
malgré leurs sourires et leurs mots amicaux tout trahi autour de nous une atmosphère lourde d'un passé pour nous lointain.
les murs sont marqués, les visages des gens ne se séparent pas d'expressions terribles.
la vraie pauvreté est là, pas ailleurs. pas dans le misérabilisme dans lequel on se vautre dans nos pays européens mais dans une dignité une noblesse sans égales.
à tout cela nous n'avons pas de réponse qu'un immense amour transversal par-dessus tous ces pays qui se sont haï plus qu'il ne nous est permis d'imaginer ; nous n'avons pas de réponse qu'un mutisme interrogatif, comment tous ces gens partout si gentils et si humains peuvent-ils encore se massacrer ?
il n'y a pas de mot ni là-bas ni ici pour dire ça. pas de mot et aucun visage à composer face à l'absurdité immense qui  nous cerne.

mardi 16 novembre 2010

comme chassé vidé exclu





18 juillet :
et quelquefois pourtant comprendre parfaitement l'incompréhension.
le jeu fascinant de la langue étrangère, exercice d'épure sublime, atteindre le sens dans son noyau, donner toute sa matière au mot, faire corps avec ce qu'on veut dire, cette volonté farouche seule espoir d'être entendu
l'épuisement du corps et de l'esprit chaque soir de cet exercice
et quelquefois pourtant parfaitement comprendre l'incompréhension
aussi pure que le sens qu'on avait réussi à toucher du doigt
aussi violente et douloureuse
les larmes coulent autour de mes yeux
cette solitude si aigüe pour moi hors du sens hors du langage comme chassé vidé exclu définitivement de certaines vies
malgré toute la volonté d'ouverture de compréhension de digestion de l'autre
des morceaux résistent coups de pierres dans l'estomac
mains rugueuses contre ma peau
tellement étranger ici
tellement exposé aussi.

lundi 15 novembre 2010

droiture le désordre naturel de la vie


 4 août : 
les foules qui crient m'ont toujours effrayé, dégoûté. sans doute souvenirs inconscients de guerres, de pogroms, de lynchages... jamais souvenirs d'intelligence, d'humanité.
force extraordinaire avec si peu de discernement, si facilement malléable, manipulable comme un jouet dans les mains d'un enfant.
incompréhension devant des luttes souvent justes souvent belles défendues à coups de cris de beuglements d'aboiements. l'humanité mes frères n'est pas dans la haine aveugle d'une idée abstraite ; elle est dans l'individu, dans le temps à distribuer, à recevoir, dans les yeux de gens qu'on croise, à qui l'on parle quelques secondes, quelques semaines ou quelques années.
la beauté et la force de l'homme sont là. dans la présence immédiate et non négociable à l'individu, quel qu'il soit.
et tout le reste est littérature.


samedi 13 novembre 2010

le retour en souffrance la difficulté d'exister



3 août :
Morning found us calmly unaware
Noon burn gold into our hair
At night, we swim the laughin' sea

When summer's gone
Where will we be

We had some good times
But they're gone
The winter's comin' on

Summer's almost gone